Les catholiques prient Sainte Barbe pour se protéger de la foudre, mais elle est aussi la patronne des architectes, des géologues, des pompiers, des mineurs, des artilleurs, des pompiers, des canonniers, des artificiers, des ingénieurs de combat, des métallurgistes et autres corporations liées au feu, dont les pétroliers militaires.
En particulier, le fort patronage que lui vouaient les mineurs de fond s’est progressivement transmis aux ouvriers et ingénieurs des travaux souterrains (tunnels, cavernes, etc.) avec la disparition progressive de l’industrie minière occidentale. De nos jours, une Sainte Barbe trône toujours à l’entrée des tunnels en construction pour protéger les ouvriers-mineurs des accidents de chantier. La Sainte Barbe est fêtée le 4 décembre. A cette occasion, Sagramat organise sa sortie annuelle et ne manque pas de faire un hommage à la patronne des mineurs.
Sainte Barbe est née vers 235 à Nicodémie, en Asie Mineure. Elle est la fille unique de Dioscore, un noble riche et païen.
Tandis que Dioscore est en voyage, Sainte Barbe, convertie au christianisme, ordonne entre autres que l'on place une troisième fenêtre pour représenter la Sainte Trinité et trace une croix dans le marbre de la baignoire.
A son retour, sa chrétienté exacerbée provoque la rage de son père qui la mène au tribunal de Marcien afin qu'elle soit châtiée.
Après d'horribles flagellations, elle est conduite en prison où le Christ lui apparaît et la guérit de ses blessures. Le lendemain, pour lui faire renier sa foi, elle est humiliée et mutilée, en vain.
Son père n'y tient plus et décide de la tuer. Alors qu'il vient de lui trancher la tête, Dioscore est frappé soudainement par la foudre et son corps est entièrement consumé. Par ce geste vengeur, Sainte Barbe s'est révélée puissance de feu.